Quelques points essentiels à connaître avant la rédaction d’un mémoire technique

par | Mise à jour le 3/02/2019 | Business

En parlant de marché public, le mémoire technique est une pièce d’une importance capitale, souvent exigée aux candidats souhaitant postuler à un appel d’offres. Ce mémoire est un document contractuel permettant aux demandeurs d’offre de juger les compétences techniques et financières de ces postulants…

Encore faut-il que ces postulants sachent traduire en papier leurs savoir-faire, d’où la nécessité du mémoire technique. Sur internet, on retrouve des exemples et types de mémoire technique à la disposition de tous. Mais sont-ils fiables ?

Le mémoire technique et les règles de rédaction

L’une des principales difficultés qui pourraient toucher les candidats d’un appel d’offres lors de la rédaction du mémoire technique est la "rédaction de contenu", surtout si aucun règlement de consultation n’est établi à son sujet.

Nombreuses sont les entreprises qui manquent de savoir-faire et de méthodologie pour soumissionner. Contrairement à ceux que les gens ont tendance à penser, ce mémoire n’est pas seulement un document technique comme son nom l’indique, il est aussi question de pragmatisme et de méthodologie de rédaction. La façon dont vous rédiger votre mémoire technique peut déjà convaincre ou non vos interlocuteurs.

Les domaines d’intervention du mémoire technique

Sur internet, il existe de nombreux termes qui peuvent traduire la signification du mémoire technique : mémoire explicatif, mémoire technique justificatif, mémoire justificatif, mémoire d’offre technique ou encore mémoire de note méthodologique.

Nombreux sont les règlements de consultation qui exigent sa fourniture, notamment, les marchés de travaux publics, les gardiennages et sécurité, les maîtrises d’œuvre, les espaces verts, les gros œuvres. Les travaux réalisés sur les chantiers de bâtiment exigent aussi la rédaction de ce mémoire technique : réseau d’assainissement, électricité, peinture, maçonnerie, plomberie chauffage, menuiserie, démolition, VRD (Voirie et Réseaux Divers)… Il peut aussi intervenir dans d’autres domaines comme l’informatique, les formations professionnelles, les bureaux d’études, le nettoyage des pièces…

Qu’en est-il des mémoires techniques "types" ?

En vrai, il n’existe pas de mémoire technique type, utilisable directement pour postuler à une offre en marché public. La rédaction de ce mémoire exige un esprit plus critique et non du "copier-coller" suivi de légère adaptation et de modification. On peut s’inspirer d’un mémoire déjà existant, mais ce dernier ne devra servir que de recueil d’idée pour façonner son propre mémoire technique.

De plus, en optant pour du "copier-coller", le demandeur d’offre pourrait facilement détecter le plagiat dans l’affaire en question, un mauvais point pour vous. En fonction des dispositifs établis concernant la passation du marché, vous et votre entreprise risqueriez même d’encourir à des pénalités administratives sévères.

Que faire alors pour la rédaction d’un mémoire technique ?

En premier lieu, bannissez les "copier-coller" de votre stratégie de soumission. Le mémoire technique que vous devez présenter doit être cohérent, bien rédigé et surtout personnalisé à l’appel d’offres en question. Vous pouvez vous inspirer d’autres mémoires techniques, mais uniquement pour trouver des sources d’inspiration. À partir des éléments trouvés sur ces documents, rédigez vos propres valeurs et les expériences que votre entreprise possède sur un domaine d’intervention en particulier du monde du génie civil.