prix de la ferraille

Quel est le prix de la ferraille en 2025 ?

Publié le 21 avril 2025

Sommaire

Vous vous demandez quel est le prix de la ferraille en 2025 ? Pas étonnant : entre inflation, tensions internationales et envie de faire un peu de tri dans son garage, la question revient souvent. Et la réponse est loin d’être figée.

Actuellement, en France, le prix moyen de la ferraille tourne autour de 230 €/tonne, ce qui revient à environ 0,23 €/kg. Mais en réalité, ce chiffre cache des écarts parfois importants selon le type de métal, son état, et même la quantité que vous apportez.

Par exemple, si vous déposez de la ferraille lourde bien triée et sèche, vous pourriez toucher jusqu’à 0,21 €/kg. En revanche, pour des morceaux légers, rouillés ou mélangés, le tarif peut chuter à 0,15 €/kg. Alors, comment s’y retrouver ? On fait le point.

En bref

  • Le prix moyen de la ferraille en France en 2025 est d’environ 230 €/tonne
  • La ferraille lourde bien triée peut atteindre jusqu’à 0,21 €/kg
  • Les tarifs varient selon la qualité, la quantité et le type de métal
  • Des centres de tri différents peuvent proposer des prix très variables
  • Il est essentiel de trier et surveiller les cours pour vendre au meilleur moment

Tarifs détaillés selon les types de ferraille

Si vous avez déjà vidé une cave ou démonté un vieux portail, vous avez sans doute remarqué qu’il existe une multitude de types de ferraille. Et chaque catégorie a sa propre grille tarifaire. Voici ce que vous pouvez espérer obtenir selon ce que vous rapportez :

  • Ferraille lourde à cisailler : entre 0,18 € et 0,21 €/kg
  • Ferraille légère à broyer : entre 0,15 € et 0,18 €/kg
  • Ferraille blanche (hors électroménager froid) : autour de 0,06 €/kg
  • Fer brut : de 80 € à 100 €/tonne
  • Fonte grise : environ 0,19 €/kg
  • Chutes neuves (E202) : environ 170 €/tonne
  • Platin (tôles fines) : entre 40 € et 60 €/tonne
  • VHU ou ferraille de déchetterie : autour de 0,11 €/kg

prix de la ferraille au kilo et en tonne

En dessous de 100 ou 500 kg, les tarifs peuvent baisser légèrement. C’est un peu comme au marché : plus vous apportez, plus vous êtes en position de force. Et si vous arrivez avec 2-3 casseroles rouillées au fond du coffre, attendez-vous à une offre modeste.

Le tarif détaillé sous forme de tableau :

Type de ferraille Prix moyen (€ / kg) Prix moyen (€ / tonne)
Ferraille lourde à cisailler 0,18 à 0,21 180 à 210
Ferraille légère à broyer 0,15 à 0,18 150 à 180
Ferraille blanche (hors froid) ~0,06 ~60
Fer brut 0,08 à 0,10 80 à 100
Fonte grise 0,19 190
Chutes neuves (E202) ~0,17 170
Platin / Tôle fine 0,04 à 0,06 40 à 60
Ferraille de déchetterie / VHU ~0,11 110

Pourquoi les prix varient-ils autant ?

Bonne question ! Si vous avez déjà appelé deux centres de tri et obtenu deux réponses différentes, ce n’est pas un hasard. Le prix de la ferraille dépend d’une petite foule de facteurs qui interagissent en permanence.

La première chose à comprendre, c’est la loi de l’offre et de la demande. Si la Chine, qui est de loin le plus gros consommateur de métaux au monde, décide de lancer un grand plan de construction, les prix s’envolent. Si, au contraire, les stocks sont pleins ou que la conjoncture mondiale ralentit, les cours chutent.

Ensuite, il y a la qualité du métal. Du fer bien sec, non oxydé, propre, et trié par type a plus de valeur qu’un tas de bric-à-brac mouillé et rouillé. On pourrait comparer ça à des légumes frais contre une boîte de conserve oubliée dans le fond du placard… Vous voyez l’idée ?

Et puis, il ne faut pas sous-estimer l’impact de l’actualité mondiale. Entre la guerre en Ukraine, les politiques commerciales plus fermées (notamment aux États-Unis), et les problèmes de logistique liés aux ports saturés, le marché devient de plus en plus imprévisible. Résultat : les prix peuvent varier significativement d’un mois à l’autre.

Bonnes pratiques pour vendre sa ferraille au meilleur prix

Si vous voulez vraiment tirer le meilleur de votre stock de métal, il y a quelques règles d’or à connaître. Ce n’est pas très compliqué, mais ça peut faire une vraie différence sur le chèque final.

D’abord, triez tout ce que vous pouvez. Ne mélangez pas le cuivre avec de l’aluminium ou du fer. Plus votre ferraille est proprement séparée, plus vous augmentez vos chances de vendre chaque type de métal au bon tarif. Certains centres peuvent même refuser des lots mal triés ou vous proposer un prix global très bas.

Ensuite, comparez les prix entre plusieurs centres. Oui, cela prend un peu de temps, mais certains affichent leurs tarifs en ligne. D’autres non, et c’est parfois là que vous ferez les meilleures affaires. Un simple coup de fil peut suffire pour économiser — ou gagner — plusieurs dizaines d’euros.

Gardez aussi un œil sur l’évolution des cours. Le prix du cuivre, par exemple, peut grimper à 7 € ou 8 €/kg à certaines périodes. Si vous avez de vieux câbles à revendre, autant attendre le bon moment pour maximiser vos gains.

Enfin, soyez vigilant au moment de la pesée. Exigez une balance vérifiée, une pesée devant vous et un ticket clair. Vous n’êtes pas obligé de tout accepter sans poser de questions.

vendre sa ferraille au meilleur prix

Cours internationaux vs prix de rachat en France : pourquoi un tel écart ?

Vous avez peut-être déjà entendu parler des cours mondiaux de la ferraille. On lit parfois que la tonne est à 355 dollars à Istanbul ou à Rotterdam. Et pourtant, le centre près de chez vous vous propose 230 €. C’est frustrant, non ?

Mais ces chiffres ne parlent pas du même produit. Les cours mondiaux concernent souvent des lots massifs, homogènes, compressés, triés et prêts à embarquer sur un cargo. Ce n’est pas vraiment la même chose que trois radiateurs et une vieille grille de barbecue déposés à la déchetterie…

Il faut aussi intégrer les coûts de traitement. Le tri, le transport, la main-d’œuvre, l’énergie… tout cela grignote une partie du prix final. Et évidemment, les recycleurs et négociants doivent aussi prendre leur marge pour que l’opération reste viable.

Ajoutez à cela les retards de livraison, la hausse du carburant, les grèves portuaires ou les pénuries de conteneurs, et vous avez tous les ingrédients pour comprendre pourquoi le prix affiché sur les marchés mondiaux est bien plus élevé que celui qu’on vous propose localement.

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