Les Français vont-ils épargner durant le second confinement ?

La pandémie du Coronavirus a forcément un impact sur notre économie. Des commerçants souffrent et certains secteurs comme l’hôtellerie ou la restauration se retrouvent en difficulté. Un autre phénomène économique a accompagné le premier confinement, l’accumulation spectaculaire de l’épargne. Comme le rappelle le journal Le Monde ces flux mensuels atteignaient en moyenne 6 milliards d’euros avant la crise sanitaire, ils avaient bondi à plus de 27 milliards en avril. Va-t-on observer le même phénomène durant le second confinement ? Ce n’est pas certain et on vous explique pourquoi.

Une population mieux préparée

Entre le début de la pandémie et l’annonce par le président Macron du début du confinement tout est allé très vite. En quelques semaines nous sommes passés d’une vie normale à une vie de confinés. Gérer la distanciation sociale, porter un masque, toutes ces petites choses sont rentrées au fur et à mesure dans notre quotidien. Notre façon de consommer, elle aussi a changé.

Si au début on a vu des magasins dévalisés par peur de pénurie, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le "click and collect" est devenu la norme et la vente par Internet s’est véritablement installée. Il n’est donc pas certain que l’on voit une augmentation hors du commun de l’épargne. Les Français ont appris à consommer en temps de confinement. On consomme différemment certes, mais l’on consomme. L’économie va marquer un temps d’arrêt, c’est certain, mais il pourrait être bien moins prononcé que lors du premier confinement.

Investir pendant le confinement ne fait plus peur

Lorsque l’on possède une épargne importante, l’un des premiers réflexes est de vouloir la faire fructifier. On pense donc à investir. Les cours de la Bourse semblent plus stables que lors du premier confinement. Là aussi on peut y voir un monde de la finance "mieux préparé", mais la situation actuelle n’en reste pas moins instable et miser sur la Bourse est toujours un pari risqué.

L’idée est donc de se tourner vers des investissements sûrs, c’est un phénomène que l’on a déjà relevé lors du premier confinement. En effet, le Livret A avait été l’un des grands bénéficiaires de cette période particulière. Pourtant, son faible taux ne permet pas de gains très importants sur une période courte. Également, le plafond est relativement bas et par conséquent très vite atteint. Ce sont d’autres produits qui pourraient tirer leur épingle du jeu.

Par exemple, la start-up Raisin propose à ses clients de bénéficier de livrets épargne et de comptes à terme compétitifs. Jusque-là rien de nouveau, la plupart des banques françaises en proposent. La particularité ? La start-up allemande propose à ses clients de bénéficier de livrets épargne en France et à l’étranger (dans la zone économique européenne) où les taux peuvent être bien plus attractifs.

C’est peut-être vers ce type de produits que les investissements des particuliers vont converger. Des placements sans risque qui peuvent permettre de faire fructifier plus rapidement son épargne. Investir ne fait plus peur mais il faut le faire sans risque !

Le premier confinement a été un choc et il a fallu très vite s’adapter. Notre quotidien s’est retrouvé bouleversé et notre économie aussi. Il a fallu réapprendre à consommer mais aussi à investir. C’est pourquoi ce nouveau confinement pourrait ne pas du tout avoir la même incidence sur l’épargne des Français, cette dernière ne sera peut être plus subie, mais choisie. Affaire à suivre !

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