Grandes discussions autour du format JPEG qui est, aux yeux du Comité gestionnaire de ce format, devenu trop accessible aux internautes. L'idée de créer un système de cryptage rendant impossible le téléchargement et l'utilisation d'une image est à l'étude.

Le format d'image JPEG pourrait devenir un format crypté dans les prochaines années. Initié par le Joint Photographic Expert Group (Comité de gestion JPEG), qui s'est réuni en octobre à Bruxelles pour essayer de trouver un compromis sur comment modifier le cryptage des données du format, le but serait de trouver une solution à l'utilisation massive et légale des photos présentes sur internet qui pose néanmoins des problèmes de protection de propriété privée et de droits d'auteurs.

La facilité avec laquelle il est possible de copier une photo sur internet et de la réutiliser ensuite pour des fins personnelles ou professionnelles posent un réel problème aux ayant-droit qui annoncent « La prolifération de l’utilisation d’images numériques soulève un nombre de problèmes en termes de communication non désirée de données privées ».

Avec l'évolution des technologies, les appareils photos enregistrent désormais les informations relatives au lieu et même parfois aux personnes présentes sur le photo. De telles informations relèvent du caractère privé et non pas vocation à être divulguées sur internet. Bien que les principaux site de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, entre autres) suppriment automatiquement ces données lors de la mise en ligne, il reste tout de même un problème de sécurité et de propriété.

Le comité en est donc arrivé à la solution d'intégrer une clé de verrouillage DRM au format JPEG qui limiterait, voire rendrait impossible, toute récupération et utilisation de ces images. Ce système est néanmoins pointé du doigt par l'EFF (Electronic Frontier Foudation), l'organisation de défense des droits des internautes, qui assure que ce cryptage DRM n'aboutirait pas aux résultats souhaités.

Cette option serait, en effet, une solution pour lutter contre des internautes utilisant le web de façon "légal" mais ne serait, en aucun cas, un frein pour les personnes ayant les droits nécessaires, les logiciels de piratage ou de décryptage adaptés ou tout simplement de bonnes connaissances en informatique. Déjà utilisé dans les domaines de la musique, du cinéma ou des jeux vidéo, de tels procédés n'ont pas permis aux contenus numériques d'éviter un piratage.

La solution se trouverait donc ailleurs et le comité JPEG semble bien déterminé à éradiquer la copie internet de ces images.

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