10 critères pour bien choisir ses actions en bourse

Avant de choisir une action en bourse, il est primordial de se former, de lire et de s’éduquer sur la bourse. La bourse est un investissement qui est potentiellement rentable. Gardez en tête que plus un investissement est rentable plus le placement est risqué.

Bien évidemment, l’objectif est de faire mieux qu’un 0.5% d’un livret A. C’est pour cette raison que la bourse est une classe d’actifs intéressante. Le marché des actions amène une rentabilité historique impressionnante. Depuis 1900, le Dow Jones offre un rendement moyen de 7% (dividendes réinvestis). Depuis son lancement en 1987, le CAC 40 GR offre un rendement moyen de 8% (dividendes inclus).

Le facteur temps est aussi essentiel à comprendre. Les chiffres précédemment cités sont une moyenne. Le cours de bourse n’augmente pas chaque année. Vous pouvez acheter un titre qui a un fort potentiel mais il peut perdre 50% si la macro-économie déraille pendant quelques mois ou années. Vous devez avoir les nerfs solides et avoir confiance en votre achat. Le krach de mars 2020 lié au coronavirus en est le parfait exemple. Des stratégies d’achat existe justement en période de crise.

Avant de choisir une action

Avant de vous de vous demander comment acheter des actions, avant même de choisir des actions, vous devez appliquer ce qui suit :

  • Choisir la bonne « enveloppe » : Il existe 4 enveloppes disponibles pour vos achats d’action (PEA, PEA-PME, assurance-vie et compte-titres ordinaire).
  • Choisir le produit qui vous convient : Vous pouvez sélectionner une action, un fonds, un tracker.

Dès que les premières étapes de votre business plan sont bien établies, il est temps d’aller plus loin dans votre process de sélection de valeur.

Choisir ses actions en bourse en 10 points

1. L’élément moteur pour retenir une action : la croissance

L’argumentaire est logique : Allez-vous opter pour des actions dont les résultats régressent ?

Sur une durée de 5 ans minimum, observez l’évolution des chiffres de la société.

Les résultats à prendre en compte :

  • Le chiffre d’affaires (CA) qui correspond au total des ventes
  • Le bénéfice net par action (BNPA) : Bénéfice net de la société divisé par le nombre d'actions par action
  • Le résultat net (RN) est le bénéfice ou perte d’un exercice comptable.

Si la tendance est positive, c’est un bon point pour la société.

2. Une société qui fait des bénéfices

Voici une autre donnée importante : La société gagne-t-elle de l’argent ?

Les ratios de profitabilité à retenir :

  • La rentabilité financière. Il s’agit du ROE (Return On Equity) qui se calcule comme tel : Résultat Net / Capitaux Propres. Ce ratio ne prend pas bien en compte l’endettement de la société.
  • Le ROIC. Une version améliorée du ROE est le ROIC (Return On Invested Capital). Ce ratio intègre l’endettement de l’entreprise et est calculé ainsi : Résultat opérationnel après impôts/ Capitaux Propres + la dette financière.

Chaque investisseur a ses propres exigences sur les ratios. Mais un ratio de profitabilité à 2 chiffres est une bonne nouvelle.

3. Un taux d’endettement maitrisé.

Il n’est pas anormal qu’une entreprise s’endette et il est même sain qu’elle cherche à se développer. Maintenant l’endettement doit être maitrisé.

Voici les taux à prendre en compte :

  • Le ratio dettes/capitaux propres.
  • Le levier financier.

Pour le ratio sur les fonds propres, il est estimé que s’il est en dessous de 1, l’endettement n’est pas un risque

En ce qui concerne le second taux, le ratio doit être en dessous de 3 ou 4 maximum.

4. La valorisation d’une action

Cet indicateur a perdu de sa superbe au fil des années et avec les krachs de ce siècle.

Le PER est un ratio considéré comme un indicateur important de la sous-évaluation ou de la surévaluation d’une action.

L’indicateur que vous devez prendre en compte :

  • Le Price Earning Ratio (PER) se calcule ainsi : Cours de l’action / BNPA

Ce ratio est utile pour comparer les entreprises d’une même industrie ou d’un même secteur. Un ratio en dessous de 20/25 est considéré comme « bon marché ».

5. Le moat

Devenu très à la mode par le célèbre investisseur Warren BUFFETT, ce terme désigne l’avantage concurrentiel qu’a une société par rapport aux autres. Une société qui a un wide moat a un leadership qui lui permet de pratiquer des tarifs supérieurs aux autres. En France, vous avez nos entreprises du luxe qui en sont le parfait exemple avec Hermes, LVMH ou Kering.

Ces sociétés sont très prisées par les investisseurs et le PER n’est jamais en dessous de 20.

La qualité se paie au prix fort !

  • La marge brute est un indicateur performant sur le moat d’une société.

6. La société a un historique de dividendes

Benjamin GRAHAM, qui est le mentor de Warren Buffett, a écrit l’un des meilleurs livres sur l’investissement boursier : L’Investisseur intelligent. Il est considéré comme le plus grand investisseur de tous les temps.

GRAHAM préconisait d’acheter uniquement des entreprises qui ont un historique de distribution de dividendes. Il conseillait de ne choisir que des sociétés qui paient sans interruption un dividende depuis 10 ou 20 ans.

Une entreprise qui verse des dividendes est souvent une entreprise saine avec un certain degré de stabilité surtout si l’entreprise a augmenté son paiement de façon constante chaque année depuis des décennies. Cependant, méfiez-vous des entreprises qui ont des rendements très élevés.

7. Choisir une aristocrate du dividende

Dans la continuité du chapitre précédent, misez sur ces sociétés. Aux États-Unis, les aristocrates du dividende sont des sociétés qui répondent à ce critère de base :

  • Hausse annuelle et constante du dividende depuis au minimum 25 années.

Coca-Cola, McDonald’s ou Colgate sont les plus connus.

En Europe, le critère est moins rigide :

  • Hausse annuelle et constante du dividende depuis au minimum 15 années.

Avant le krach de 2020 et les recommandations de l’état de couper le dividende, nous avions L’Oréal ou Hermes par exemple.

8. Diversifier le choix de ses actions

Benjamin GRAHAM préconisait de diversifier son portefeuille d’actions. Il estimait que 10 à 30 actions étaient une bonne fourchette à des fins de diversification.

Bien entendu, vous pouvez diversifier encore plus avec encore plus d’actions.

Le souci est que votre « travail » sera plus important car vous devrez avoir un suivi plus important de ces sociétés.

Mais honnêtement, la diversification n’est pas optimale.

9. Diversifier le choix des secteurs

Il existe 10 secteurs en Bourse.

C’est à vous, pour optimiser et de protéger au mieux vos actifs, de répartir les achats de vos actions parmi tous cers secteurs.

Après, selon vos convictions, vous privilégieriez un secteur par rapport à un autre.

Enfin, pour aller encore plus loin, vous pouvez répartir entre pays ou zone géographique avec, là aussi, une meilleure diversification des devises.

Pour les devises, attention à leurs fluctuations. Si l’une s’apprécie fortement, l’autre va baisser tout aussi fortement pour votre plus grand plaisir …. Ou malheur.

10. La méthode du D.C.A.

Le Dollar Coast Averaging (DCA) est une technique d’investissement qui consiste à investir un montant fixe sur une action à intervalles réguliers peu importe son prix.

Celui qui use de cette technique achète donc un plus grand nombre de titres lorsque ceux-ci sont peu chers. En revanche, il achètera moins de titres lorsque ceux-ci auront un cours de bourse plus cher.

Cette stratégie est appelée aussi investissement programmé. Elle souvent utilisé mensuellement.

Bien entendu, le DCA est basé sur une stratégie boursière long terme. Il faut donc croire en l’efficience des marchés.

Benjamin Graham le détaillait parfaitement dans son ouvrage “L’investisseur intelligent“. Avec cette technique, on considère que la bourse est à moyen ou long terme haussière et qu’elle permet d’augmenter efficacement son patrimoine. En outre, un investissement programmé permet de moins subir les fluctuations des marchés financiers.

Le point négatif est qu’elle ne permet pas d’optimiser ses bénéfices au contraire d’un investissement unique. On ne peut pas tout avoir.

Les ratios de bourse

Bien entendu, tous les ratios transmis sont à comparer entre les différentes sociétés d’un même secteur. Ainsi, vous jaugerez au mieux les performances de chaque entreprise et vous prendrez une meilleure décision quant au choix des actions.

Si vous ne vous sentez pas à investir dans un titre vif, il existe une autre option :

Les ETF comme autre choix que les actions

Les Exchange Traded Funds (ETF) sont un moyen simple d’investir.

Les ETF sont des fonds de placement qui répliquent les performances d’un indice donné.

Par exemple, vous souhaitez investir sur l’indice du CAC 40 car vous croyez en cet indice. Vous achetez un ETF sur un des fournisseurs de ce marché de trackers.

Vous n’avez pas besoin d’analyser les ratios, les résultats de société, les évènements macroéconomiques.

Warren BUFFET le dit encore plus précisément : “Vous n’avez pas besoin de regarder les prix de vos actions chaque jour, chaque semaine, chaque mois, voire chaque année. Si vous détenez une part des entreprises américaines, que vous maîtrisez vos émotions pour ne pas acheter au plus haut, que vous achetez régulièrement, alors vous aurez une bonne performance”.

Les ETF ont un énorme avantage que les fonds gérés par des professionnels : les frais. En effet, ridiculement bas, ils sont un atout non négligeable pour cet investissement.

Le mot de la fin

Tout dépend de votre rapport au risque, votre temporalité, votre capital ou vos connaissances. Ces facteurs dicteront au mieux votre choix.

Par exemple, si vous voulez des bénéfices rapidement, vous pourrez opter sur le choix du trading avec de l’achat-revente d’actions.

Ou sinon, vous suivez ce bon vieux dicton « achetez au son du canon et vendez au son du clairon ».

Pour finir, une analyse fondamentale des sociétés est fortement conseillée avec les critères cités ci-dessus.

Maintenant, c’est à vous d’investir !

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