Cancer de l’utérus : quels sont les principaux traitements qui vous seront proposés ?

Mise à jour le 18/10/2020Santé

Lorsque l’on procède aux traitements du cancer de l’utérus ou de l’endomètre, il est nécessaire de coordonner différentes disciplines médicales et paramédicales. En effet, pour la réalisation de ce genre de traitement, différentes disciplines sont utilisées en association. D’une manière générale, les disciplines en question sont : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et l’hormonothérapie.  

Bien évidemment, la stratégie thérapeutique n’est jamais prescrite par un seul médecin. Lorsqu’une patiente est diagnostiquée avec un cancer de l’utérus, celle-ci fera l’objet d’une Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP). Une concertation dans laquelle de nombreux médecins de différentes disciplines sont réunis. Les traitements du cancer de l’utérus sont décidés à la suite de cette RCP. Voilà pourquoi, chaque traitement est individualisé selon le cas. D’une manière générale, le choix du traitement dépend du stade d’évolution du cancer de l’utérus, du type de cancer et des risques de récidive.

La chirurgie

Généralement parlant, la base du traitement du cancer de l’utérus repose sur des opérations chirurgicales. Avant le début du traitement, la patiente devra procéder à des examens préopératoires de routine. Il y a notamment la prise de sang, la radiographie du thorax, l’électrocardiogramme, et bien d’autres examens selon les cas.

Par exemple, une cystoscopie ou une sigmoïdoscopie sont nécessaires s’il y a possibilité d’envahissement des organes. Si du sang est présent dans les selles ou qu’il y a modification du transit intestinal, un examen du gros intestin est conseillé. Finalement, un scanner de l’abdomen, du bassin et une résonnance magnétique nucléaire pourraient être également prescrits en vue de préciser l’extension locale et métastatique.

En ce qui concerne les techniques chirurgicales à utiliser, on procède souvent à l’ablation de l’utérus que l’on appelle également une hystérectomie. Cependant, dans certains cas, d’autres organes situés près de l’utérus devront également être enlevés. Il y a notamment le col de l’utérus, les trompes de Fallope, les ovaires, etc. Ce sont surtout les antécédents médicaux de la patiente et la raison de l’opération qui vont influencer le médecin à procéder à l’ablation de l’hystérectomie à appliquer.

L’hormonothérapie

L’hormonothérapie est un traitement utilisé pour ralentir la croissance des cellules cancéreuses endométriales. Le processus de ce traitement est relativement simple : la patiente reçoit de la progestérone qui empêche l’action des œstrogènes. Sinon, il existe également des médicaments qui permettent de bloquer l’action ou la production des œstrogènes, notamment le Tamoxifène ou l’inhibiteur de l’aromatase.

Généralement, l’hormonothérapie peut être donnée seule (lorsque la chirurgie et la radiothérapie sont contre-indiquées) ou donnée en association avec d’autres traitements contre le cancer de l’utérus. Cependant, il existe quelques effets secondaires comme la rétention de liquide (œdème), une prise de poids ou un accroissement de l’appétit.

La radiothérapie fait aussi partie de l’arsenal thérapeutique du cancer de l’utérus, elle consiste à procéder à l’irradiation de la tumeur par application directe d’une source radioactive au contact de la tumeur .

Le traitement des récidives du cancer de l’utérus

Ici encore, le traitement des récidives du cancer endométrial sera individualisé. Pendant les décisions thérapeutiques, certaines règles devront être suivies. D’abord, la chirurgie a une place très limitée pour les femmes qui présentent une récidive tardive limitée au fond vaginal, pour les femmes ayant subi une radiothérapie adjuvante dans le passé, pour les femmes dotées d’un bilan métastatique extra-pelvien négatif.

Heureusement, certaines techniques chirurgicales peuvent parfaitement être proposées. En tout cas, le traitement de tout autre type de récidive devra débuter par une hormonothérapie basée sur des progestatifs à haute dose. Si jamais la réaction est positive, le traitement progestatif devra être suivi indéfiniment. Dans le cas contraire, une chimiothérapie sera nécessaire.

La chimiothérapie et le cancer du col de l’utérus

Généralement, on applique la chimiothérapie à titre adjuvante, c’est-à-dire suite au traitement local.

Ce traitement est utilisé pour apporter une sécurité supplémentaire lorsque l’on craint des récidives.

Les chances de guérison du cancer de l’utérus et du col de l’utérus

Statistiquement parlant, les taux de guérison sont élevés. Cependant, ils dépendent également du stade. Lorsque le cancer du col de l’utérus est microscopique, les taux de guérisons sont proches de 100 %. Lorsque le cancer est limité au col utérin, il y a 80 % à 85 % de chances de guérisons. Sinon, pour les stades les plus avancés, les chances de guérison sont beaucoup moins élevées. Enfin, notez que le stress chez les patientes atteintes d’un cancer de l’utérus augmente le risque de décès. Il faudra donc être bien encadrée pendant cette phase de traitement pour aborder les différents soins avec optimiste.  

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